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COSTUMES DU XIII° et ACCESSOIRES
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D'après Violet le Duc, Moyen Age et Histoire médiévale
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L'aube : tunique blanche à manches qui était porté par les laïques et les clercs mais qui, vers le XIII°, ne fût plus considéré que
comme vêtement sacerdotal.
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Aumônière : petit sac avec coulants ou fermoir que l'on pendait à la ceinture et qui contenait les objets dont on se servait
habituellement, de la monnaie aussi. Depuis le XII° au XIV°, l'aumônière est le complément indispensable du vêtement journalier des
deux sexes. On ne quittait guère son aumônière que lorsque l'on se paraît, que l'on s'armait ou que l'on restait chez soi .
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Aumusse : mantelet descendant jusqu'au bas des reins garni d'un capuchon. Vêtement des deux sexes mais dès le XI° spécialement
affecté aux chanoines réguliers. Au XIII°, le capuchon était doublé et rembourré de manière à présenter comme deux cornes des
deux cotés de la tête. Etait-ce placé pour permettre aux chanoines d'appuyer sans fatigue leurs têtes contre les parois des stalles ou
formes, souvent séparés au XIII° par des montants assez saillants ? Toujours est-il que ces coussins figurants des cornes consistent
dans la plupart des aumusses jusqu'au XV°.
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Bache : caleçon à l'usage des femmes, cependant au XIV° le mot bache était aussi appliqué à des caleçons d'hommes. Aucun
monument ne donne la forme de ce vêtement.
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Bliaut :robe de dessus, longue, tenant à un justaucorps ou corset. Le nom s'applique aux robes des deux sexes du XII° au XIII°. Le
bliaut est un vêtement des classes supérieures d'influence byzantine.
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Bourse : petit sac destiné à contenir des pièces d'argent, des reliques. En forme de sac avec coulants ou en forme de petite gibecière
, on l'attachait à la ceinture ou on le mettait dans la poche. La bourse ne s'attachait pas à la ceinture comme l'aumônière, mais, était
passée dessous de manière que la partie supérieure se rabatte.
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Braies : braiels, caleçons plus ou moins longs et plus ou moins serrés . Pendant les X° et XI° on portait de préférence des braies
larges et courtes avec des chausses, ou longues mais sans chausses, les premières étaient portées pour monter à cheval, les secondes
pour la vie habituelle. Les Francs laissaient leurs jambes nues. A l'époque carolingienne les longues braies de toile sont le vêtement
courant des hommes. On voit alors des pantalons légèrement plus courts, le pied et les mollets sont entourés de guêtres tenues par
des bandes lacées « les tibiales ». Au IX° on voit les longues braies portées avec des chaussures montantes : ce sont les chausses. Au
X°, elles recouvrent les braies jusqu'au jarret. A cette époque, on voit aussi des lanières portant des chaussures et serrant directement
les braies. On voit aussi au XI°, des braies de toile assez souples et faisant des plis. Les braies se rétrécissent dans la seconde moitié
du XI°. A cette époque les chausses trop souvent confondues avec les braies pouvaient être complètement absentes. Au XII° la
mode évolue et les longues robes sont alors portées par les hommes, les braies ne jouent plus alors le rôle d'un pantalon, mais celui
d'un vêtement de dessous taillé dans le même vêtement que la chemise. On rencontre de très larges braies descendant à mi-jambe et
fendues par derrière jusqu'au cuisses. On voit aussi des braies en forme de pantalon de type gaulois portées par les paysans, c'est à
cette époque qu'apparaissent les premiers types de ceintures pour les braies. Les longues braies sont serrées à la taille par une
écharpe d'étoffe nouée par devant. Après 1200, il n'y a plus d'ouverture par devant et la taille sera plus large, ourlée en manière de
coulisse. Au XIII° elle vont aussi être fendues sur le coté ce qui permettra à volonté d'en relever les pans, raccourcies et taillées en
biseaux dégageant les genoux. En 1300 les braies restent larges et s'arrêtent à la hauteur du genou. Vers 1340, les braies
raccourcissent jusqu'à mi-cuisse, ne sont plus uniquement en toile mais aussi en étoffe de soie comme le cendal ou satanin, mais aussi
en peau de cerf.
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En 1375, les braies ont encore une large ceinture mais sont étroites de jambes. Fin XIV°, les chausses sont attachées à la ceinture des
braies, celle-ci est alors placée en-dessous de la taille pour mettre en valeur le pourpoint collant.. Les braies sont portées par dessus
la chemise. Les femmes sont vêtues d'une sorte de petit jupon ceint lui aussi au-dessous des hanches et ne couvrant que le haut des
cuisses.
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Chemise : Tunique de dessous à manches, fermée, faite de toile de lin ou de chanvre également en soie. La chemise des hommes est
courte, celle des femmes longue jusqu'au pieds. Cette chemise, au XII° et XIII° était faite, pour l'homme comme pour la femme noble
à petits plis et bordée de ganses et fils d'or au col et aux manches, attachée par boutons. Par dessus la chemise on mettait une robe et
sur celle-ci un bliaut.
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Chausses : ce sont des bas, vêtement des jambes et des pieds. Quelquefois assez longues pour composer le vêtement avec les
braies, ce sont les braies à pieds ou braies chaussées. Il y a les chausses semellées, des bas ou chaussettes garnies d'une semelle de
cuir .Les chausses sont d'une autre couleur et d'une autre étoffe que les braies, on en faisait en drap, en tricot, en laine et en soie. Les
chausses étaient brodées et garnies de passementerie et même de perles ou de pierres précieuses . Pour les gens du peuple, les petits
bourgeois et les paysans les chausses sont faites de grosse laine et feutrée, et par dessus celles-ci des patins de bois . Les hauts de
chausses ne sont que des braies divisées en deux parties et s'attachaient à la ceinture.
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Chaussure : au début sandale, genre d'espadrille faite d'une semelle de cuir à laquelle était attachée une empeigne de peau ou toile
avec des lanières qui bridaient le coup de pied, des jambières de grosse laine ou de peau protégeaient la bas de la jambe ; Au XI° ,
des chaussures sans attaches de peau souple, recouverte de soie et pierreries pour les nobles . Les paysans : souliers attachés par un
bouton ou une boucle, d'autres une haute patte au talon, d'autres pointues et découvertes sur le coup de pied. Les souliers sont de
diverses couleurs : azurés, verts, etc…
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Poulaines : Ce n'est qu'au XIV° que l'on commence à porter des poulaines, la poulaine est un allongement démesuré de la pointe des
souliers ou de la bottine, celle-ci en cuir assez fort s'appelle 'housseau' et date du XII°. La poulaine atteint sa plus grande longueur
vers 1420, elle disparaîtra vers 1470 date à laquelle le bout du soulier s'arrondit et vers la fin du XV° se termine carrément avec
élargissement en façon de pelle.
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Les heuses ou housseaux étaient lacées ou bouclées latéralement, que l'on portait à cheval ou à pieds permettant de marcher dans
la boue sans se mouiller, portés par les nobles et les vilains. Vers le milieu du XV° les nobles portaient des housseaux justes qui ne
pouvaient s'enlever qu'avec l'aide des valets (style nos bottes d'aujourd'hui).
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Cape : (chape, pluvial) vêtement qui sert à garantir l'homme de la pluie avec capuchon, ronde 3m, avec un trou au milieu pour passer
ma tête, ouverte ou fermée. La cape n'est pas un manteau, les gens de guerre portaient des capes au XIII°. La cape, parfois doublée
de fourrure, un galon étroit borde l'orle circulaire et devant deux larges broderies. Vêtement pour homme et femme en voyage à
cheval.
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Manteau : vêtement de la noblesse, semi-circulaire de 2 à 2.30m en soie rouge, bleue ou verte au XIII°, agrafé au col ou par lacet,
un pan retenu dans la ceinture fourré d'hermine, de menu vair, de gris ou de martre zibeline. Pour homme ou femme nobles. La forme
du manteau féminin est le plus souvent ovale. Au XIII° les nobles mettaient importance à attacher ce vêtement qui, par la simplicité de
sa coupe, exigeait pour le draper d'une manière gracieuse et aisée, une assez longue habitude, qui prend des plis gracieux si on le jette
adroitement sur le corps, que l'on sait le relever à propos sans gêner les mouvements, sans paraître emprunté. Il fallait relever le
manteau avec grâce sur les deux bras en laissant voir la robe et aussi la fourrure, c'était toute une étude !
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Cotte : Au XII° désigne une tunique à manches, commune aux hommes et femmes, elle subit de nombreuses modifications, courte ou
longue, fendue par-devant ou sur les côtés, à manches longues ou étroites, avec ou sans ceinture. Pour les femmes avec corsage serré
ou lâche, traînante ou tombant à la hauteur des chevilles, ample ou étroite, ajustée à la taille et aux hanches ou à plis avec ceinture. Au
XIII°, la cotte des hommes nobles descend au-dessous des genoux, à manches étroites un peu fendue sur le devant du cou pour
faciliter le passage de la tête, et des deux côtés de la jupe jusqu'à hauteur des hanches pour permettre de monter à cheval. Celle des
vilains est plus courte et ne dépasse guère les genoux. Quand l'on mettait un surcot sur la cotte, il fallait que celle-ci dépassât ce surcot
par le bas de quelques doigts. La cotte est serrée autour de la taille par une ceinture, tandis que le surcot des hommes en était
dépourvu. Si les manches de la cotte des hommes étaient justes du coude au poignet avec quelques boutons pour permettre le
passage de la main, elles s'élargissaient du coude à l'épaule afin de laisser les aisselles libres. Ces vêtements étaient faits de drap de
laine léger ou de drap de soie. La cotte est portée avec le manteau ou avec le surcot, d'autre plus courtes sans ceinture. La cotte
hardie est courte et sans plis, ajustée à la taille, sur la poitrine et les hanches, fermée par-devant au moyen de boutons au XIV°.
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Chaperon : c'est à l'origine une petite cape (cappron), une aumusse. Toutes les classes ont adopté ce vêtement. Au XII°, il était fait
en forme d'entonnoir avec ouverture pour laisser passer le visage, le milieu se plissait sur le cou et l'extrémité couvrant les épaules ainsi
que la moitié des bras, protection garantie contre la pluie et le froid. Ces chaperons sont faits de drap et même de soie. Lorsqu'il
faisait chaud, il se portait autour du cou ou sous un chapeau pour les dames nobles, les hommes le mettait sur le sommet de la tête,
façon turban. A la fin du XIV°, la queue du chaperon au lieu de faire un tour de tête, en fait 2, voir 3 autour du crâne. A cette époque,
le chaperon déplié mesurait au moins 2 m de longueur. La mode d'enrouler cette étoffe autour de la tête passa, mais la longueur ne fit
qu'augmenter ! De 1400 à 1430 on laissait pendre une partie considérable de la queue sur le côté par-dessus le bourrelet formé par
un seul tour de l'étoffe. C'est sous le règne de Louis XI, à mi XV° que cette coiffure cessa d'être portée, si ce n'est par les gens de
robe. Sous Charles VIII (fin XV°) les vieilles gens même ne portaient plus le chaperon qui était remplacé par la coiffe et le chapeau.
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Coiffure : l'arrangement des cheveux et de la barbe, différentes modes depuis le IX°. Au IX° et X° les laïques ne portent pas la
barbe, et les clercs, auxquels il avait été interdit de la laisser croître commencèrent à la porter courte. Fin X° les hommes ne portent
plus les cheveux longs mais coupés à hauteur du milieu des oreilles et tombants régulièrement autour du crâne, ils reprennent la barbe
mais pointue et séparée des moustaches . Au commencement du XII° les hommes en France portent la barbe longue, divisée en deux
pointes, les moustaches distinctes de la barbe et même terminées en pointe, les cheveux longs tombants sur les oreilles et le cou, le
front dégagé, ils avaient grand soin de séparer les cheveux par une raie au milieu (les moustaches s'appelaient guernons au XII° et
grignons au XIII°) un cercle maintient les cheveux pour qu'ils ne tombent dans les yeux. Fin XII°, sous Philippe Auguste, personne ne
porte plus la barbe, les laïques nobles, les riches bourgeois taillent leurs cheveux. Toutefois de grands seigneurs gardent la longue
chevelure. Vers 1225, les hommes taillent leurs cheveux courts sur le front en laissant sur les oreilles et la nuque les cheveux longs. La
barbe est courte et soigneusement cultivée, mode admise chez les bourgeois et artisans, les gentilshommes sont imberbes. Vers 1240,
les cheveux sont roulés sur le sommet du front, longs sur les oreilles et la nuque mais écartés des tempes, à leurs extrémités les
cheveux sont roulés du dedans au dehors ceci jusqu'en 1270, les favoris apparaissent vers 1340. La femme au XII° a de longues
tresses, puis cache sa chevelure sous les voiles d'étoffe transparente, puis la dame noble passe sous son menton une bande d'étoffe
qui vient s'attacher sur le sommet de la tête et brider les cheveux réunis en chignon derrière le cou. Plus tard il y eu la mode des
hennins (double corne, simple corne) cornettes tourez, nœuds, frémillets et chaînes composent les échafaudages les plus étranges au
début du XV°.
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Les couronnes : cercle d'orfèvrerie que les nobles des 2 sexes posait sur leurs têtes autant comme ornement que comme signe de
dignité. Le classement des couronnes de baron, comte, marquis, duc, roi et empereur ne remonte pas au delà du XVI°. Jusqu'alors il
n'y avait pas de distinction marqué entre les diverses couronnes. C'était là une question de convenance, et si un baron ne posait pas
sur sa tête une couronne fleuronnée, c'est que l'usage ne le permettait pas. Aucune ordonnance n'était intervenue pour interdire à un
gentilhomme le port d'une certaine couronne. Les plaques d'or réunies par des charnières constituent habituellement la couronne
jusqu'au XII°, parfois des palmettes ou médaillons montés sur de longues tiges. Charlemagne avait une couronne de 8 plaques d'or
circulaires par le haut, ornée de perles, pierres et d'émaux, deux de ces plaques sont plus larges et hautes que les autres, deux
moyennes et quatre plus petites. Nulle distinction entre les hommes et les femmes, cependant, on ne voit les couronnes fleuronnées
que sur les têtes des rois et reines, et, habituellement, à dater de 1230 les fleurons sont au nombre de huit, quatre principaux et quatre
intermédiaires plus petits. Ces fleurons sont pris dans la flore, ce sont : les feuilles d'érable, de chêne, de passiflore, d'ancolie, d'ache,
de chélidoine, de trèfle copiées scrupuleusement vers la mi XIII°. Il était d'usage au XV°, chez les princes, de poser des couronnes
sur des chapeaux , des bonnets hauts, les femmes en portaient sur les hennins, sur les escoffions, sur les cornes. Les rois en armes les
portaient par-dessus le heaume ou le bassinet à dater du XIII°. Quand aux cercles d'or ornants la coiffure des nobles et dames, date
d'une époque très ancienne et jusqu'au XV° .Parfois ces cercles sont sommés de petits fleurons nombreux, de perles, ou, sont garnis
sur le listel de fleurettes d'or ou d'émail espacées, appelées couronnes cercles. Les couronnes des barons sont des tortils de toute
sorte même de verdure.
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Les fourrures : d'un usage général dans la noblesse dès les premiers siècles du moyen âge. L'hermine, la martre zibeline, le gris (petit
gris, genre d'écureuil gris) le menu vair et le gros vair, ces fourrures sont réservées aux princes et seigneurs de haute naissance. Les
fourrures plus ordinaires telles : l'écureuil, le lièvre, le genette, l'agneau noir, le renard sont portées par la petite noblesse et la
bourgeoisie.
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Les gens du peuple portaient des fourrures d'agneau, de chat, de loup, de chèvre, de chien, de blaireau etc…
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De la martre zibeline on fourrait des collets, on faisait des bordures de robes, on doublait les chapeaux.
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Du bièvre qui est du castor ou de la loutre, on faisait des chapeaux, on fourrait les chaperons, des camails ou de petits vêtements.
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L'écureuil roux était fort employé pour fourrer les pelisses et manteaux.
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L'agneau noir servait aux mêmes usages (fourrure peu estimée).
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La genette, espèce de civette, donne une fourrure grise mouchetée de noir. Il en est de noires et de bruns tachetées de noir.
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La toison d'agneau était souvent teinte de pourpre.
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Pendant les XIII° et XIV° on portait des vêtements fourrées été comme hiver, on se contentait d'en diminuer le nombre si la chaleur
était grande !
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Accessoires :
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Boucle de ceinture, généralement de bronze doré ornée de pierres de formes diverses.
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Boutons. ( les boutons d'armures étaient appelés bocètes).
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En pâte de verre, les bielles de fils de fer prises dans la pâte chaude.
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En cuivre fondu avec sa bielle
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En alliage de toute sorte
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Un noyau de cerise ou autre entouré de fils croisés (col de chemise, manche serrée)
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En os ou en ivoire
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Au XV°, les boutons sont parfois enrichis de pierres ou de perles.
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La ceinture civile, faite d'étoffe, de ganses de soie tressées ou juxtaposées, ou faite d'un longue bande d'étoffe très riche comme
une sorte d'écharpe étroite agrémentée de pierreries. Au XIV° et XV° plusieurs édits royaux défendirent aux femmes de mauvaise vie
d'en porter sous peine de prison ou de la confiscation de la parure. Le port de la ceinture était pour les femmes une marque
honorable, il était de mode alors, chez les dames qui prétendaient être bien mises, de faire saillir le ventre et la ceinture tombait au-
dessous du nombril, le nœud ou la boucle au niveau du pubis.
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Le chapeau : chapel, à ne pas confondre avec le chaperon.
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XI° : chapeau hémisphérique côtelé, étoffe plissée sur calotte solide .
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XII° : même style de chapel en tricot orné de pointes façon pyramide en paille, jonc ou feutre.
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XIII° : les juifs étaient tenus de porter des chapeaux pointus en feutre léger et souple de couleur jaune, de différentes couleurs pour les
autres, sauf le vert pour le clergé. La noblesse les décore avec luxe, les entourants de perles, de chaînes, de pièces d'orfèvrerie.
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XIII° : les seigneurs et bourgeois sont coiffés de chapeaux de feutre mou à larges bords retroussés formant souvent une pointe devant
posé sur le capuchon de l'aumusse ou sur un chapeau serré. On pouvait nouer sous le menton au moyen d'un cordonnet plus ou moins
haut de forme, bord retroussé, abaissé devant les yeux, tenant lieu de visière. C'est autour de ces chapeaux que les riches posaient
des chapelets de perles ou des cercles d'or.
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Gant : les évêques portaient des gants de soie brodés avant le XII° de couleur blanche, violet, poupre et vert. Au XIII° les gants font
partie du costume des deux sexes qui prétendaient être mises convenablement, ce n'était pas un privilège de noblesse. Il y avait des
gants de toile, de laine. Il en était de longs à boutons. Mais aussi en chevreau, de lièvre, de cerf pour les fauconniers, de chien, de
chevrotin, de cuir de buffle, des gants parfumés à la violette. Les gants forts, pour la chasse, en peau de daim ou de cerf doublés de
soie avaient des gardes assez grandes. Les gants souples du XIII° sont de trois sortes :
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Courts et attachés au poignet par une agrafe ou un ou deux boutons (pour monter à cheval)
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D'autres étaient longs et recouvraient le bas des manches, ces longs poignets étaient taillées en biseaux.
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Coupés droits, canons de peau souple assez larges, plissaient sur le bas de la manche et empêchait l'air de frapper le poignet.
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Au XIV° les gants étaient munis de gardes en biseaux.
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Heures : livres contenants des prières que l'on lisaient pendant les offices ou pendant l'acte de dévotion. Dès le XIII° les dames
avaient pour habitude de porter un livre d'heures sur elles, enfermé dans un sachet richement brodé et orné de perles et pierreries.
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Joyaux : de tous temps il y a eu le luxe des joyaux, dès l'époque gallo-romaine, du temps des mérovingiens, sous les carolingiens
avec Byzance jusqu'au XII°, sur les vêtements civils et militaires, sur les armes etc…Mais, début XIII°, il y eut un mouvement vers la
simplicité , on portait peu de bijoux de corps. Le haut clergé conserve le privilège de ce luxe mais il est passé de mode chez les
laïques. Saint Louis n'aimait pas voir les gentilshommes autour de lui parés de ces joyaux qui excitaient la convoitise, mais, dès le
XIV°, malgré des édits somptuaires, la noblesse se reprend de passion pour les joyaux de prix d'une manière scandaleuse !
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Orfrois : passementeries, franges et broderies d'or employés pour border les vêtements. Si un vêtement était entièrement brodé d'or,
on disait qu'il était à orfrois ou à seignes d'orfrois. Les dessins bien composés ont leurs origines orientales et, à partir du XII°,
prennent un caractère occidental qu'elle ne perde plus.
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